Cette tendance devrait se prolonger ces prochaines années et retarder l’objectif de 0,7 % du revenu national brut (RNB) d’ici 2015, fixé par les Nations unies, a alerté l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a commenté que: "la baisse de l’aide publique au développement (APD) est très inquiétante, en particulier à un moment où les pays en développement supportent les lourdes conséquences de la crise économique alors qu'ils en ont le plus besoin".
"La crise ne devrait pas être utilisée comme excuse pour réduire les contributions à la coopération au développement", a-t-il ajouté.
Les États-Unis restent le premier donateur avec 30,7 milliards de dollars, devant l'Allemagne, le Royaume-Uni. Le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède réservent 0,7% du RNB pour l’aide publique au développement. Les plus fortes baisses reviennent de la Grèce (- 39,3 %), de l'Espagne (- 32,7 %), de l'Autriche (-14,3 %), de la Belgique (-13,3 %) et du Japon (-10,8 %).